Agence Europe : un rapport dément les chiffres des anti-Strasbourg

Écrit par Jean-Baptiste Horhant le . Publié dans Divers

AGENCE EUROPE  15 février 2012

PARLEMENT EUROPÉEN : un rapport dément les chiffres des anti-Strasbourg sur le coût des sessions plénières

Strasbourg, 15/02/2012 (Agence Europe) - Le coût des sessions plénières du Parlement européen à Strasbourg est de 51,5 millions d'euros par an, soit quatre fois inférieur aux estimations des partisans du siège unique à Bruxelles, qui le chiffrent entre 169 à 203 millions par an

, selon un rapport présenté mardi 14 février. Selon ce document réalisé par l'association européenne des jeunes entrepreneurs à partir de chiffres de 2010 fournis par l'institution, le bâtiment coûte 33,5 millions d'euros par an, et les frais de fonctionnement supplémentaires 18 millions d'euros. « Cela représente 10 centimes par citoyen et par an », précise le co-président de l'association Pierre Loeb.

Le rapport souligne aussi que l'empreinte carbone des sessions à Strasbourg représente 4200 tonnes de CO2 par an, loin des 19 000 tonnes des anti-Strasbourg, menés par le député britannique Edward Mc Millan-Scott (ADLE). Cette différence s'explique en partie par le fait que M. Mc Millan-Scott prend en compte le déplacement des députés à Strasbourg, alors que ceux-ci devraient, si le siège était à Bruxelles, s'y déplacer également car ils rentrent souvent le week-end de leur circonscription. « Ainsi, près de 80% des dépenses sont fixes et indépendantes du lieu de la session », souligne le rapport.

Principales faiblesses: accès et hébergement. Le document met aussi en avant les « failles » de la capitale alsacienne, dénonçant le manque d'accessibilité et d'hébergement, à partir d'une enquête auprès de 250 usagers, députés, assistants parlementaires ou fonctionnaires. Le rapport propose ainsi la mise en place d'avions taxi ou de compagnies low cost, des liaisons TVG Bruxelles-Strasbourg via Paris-Roissy, et regrette que la ligne Bruxelles-Luxembourg-Strasbourg, soit inachevée. Le document dénonce « les difficultés pour se loger à des prix acceptables pendant les sessions ». Précisant que les tarifs hôteliers, sont « multipliés par 1,5 les semaines de session », il en appelle à une « charte de qualité » qui engagerait les professionnels à faire des efforts. Le rapport fait ainsi l'inventaire de 22 recommandations pour améliorer les faiblesses du site, concernant les accès, les transports intra muros, l'hébergement, les conditions de travail ou encore d'accueil des députés.

En mars et juin 2011, les députés européens ont voté pour un siège unique, invoquant des raisons financières, sans pour autant préciser quel siège garder. (CG)